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Le Sacrifice de La Branche la plus pure MIRZA MIHDI

 

Le Sacrifice de La Branche la plus pure

MIRZA MIHDI


Dans les murs froids d'une prison de pierre,
Vivait un jeune lys au parfum de lumière.
Son enfance avait connu les larmes et l'exil,
Les nuits sans sa mère, les jours sans soleil.
Lorsque d'autres jouaient sous les arbres en fleurs,
Lui grandissait déjà dans le jardin des douleurs.
Mais jamais de ses lèvres ne sortit une plainte,
Car son âme puisait sa force dans l'Étreinte sainte.
Chaque soir, sur le toit dominant la cité,
Il élevait vers Dieu sa tendre fidélité.
Les étoiles l'écoutaient murmurer ses prières,
Tandis qu'Akka dormait derrière ses barrières.
Puis vint ce soir de juin que nul n'oubliera.
Le vent semblait pleurer ce qu'il pressentait déjà.
Absorbé dans l'océan de ses méditations,
Il ne vit pas l'abîme sous ses pas d'oraison.
Un fracas déchira le silence de la nuit.
Les exilés accoururent, le cœur anéanti.
Là, dans une mare rouge où s'éteignait sa vie,
Reposait la Plus Pure Branche, meurtrie.
Sa mère arriva tremblante et sans voix.
Quand ses yeux rencontrèrent ce sang, elle s'effondra.
Mais dans sa propre souffrance, oubliant sa douleur,
Le fils mourant tendit les bras vers sa mère en pleurs.
Ô scène que les anges contemplaient en silence !
Un enfant brisé offrant encore sa présence.
Une mère dévastée soutenue par celui
Qui déjà s'en allait vers les royaumes d'en haut.
Alors la Beauté Bénie sortit de sa cellule.
Le temps sembla s'arrêter sous la voûte crépuscule.
Un père regardait son fils bien-aimé partir,
Et les cieux retenaient leur souffle et leur soupir.
Seuls tous les deux un instant,
Comme aux premiers jours du commencement.
Le Père demanda :
« Désires-tu demeurer ? »
Et le jeune héros répondit sans hésiter :
« Que ma vie soit la rançon des chercheurs de lumière.
Que les portes s'ouvrent à ceux qui viennent de si loin.
Que mon sang devienne un chemin vers Ton jardin. »
Alors l'amour se fit sacrifice.
Alors la douleur devint service.
Alors un jeune homme de vingt-deux ans
Offrit son printemps pour tous les temps.
Vingt-deux heures plus tard,
Le ciel ouvrit ses portes.
Et la Plus Pure Branche,
Comme un oiseau blessé,
S'envola vers l'éternité.
Mais qui dira les larmes de sa mère ?
Qui comptera les sanglots de cette nuit amère ?
Dans une cellule obscure elle demeura seule,
Le cœur enseveli sous un voile de deuil.
Pourtant, lorsqu'on lui dit :
« Dieu accepte son offrande »,
Elle leva les yeux,
Et dans sa peine immense,
Elle trouva la force de murmurer :
« Le bon plaisir de mon Seigneur
Est le désir de mon cœur. »
Dehors, les aimés de Dieu tournaient autour du cercueil
Comme des papillons autour d'une chandelle.
Les lamentations montaient jusqu'aux étoiles,
Et les anges eux-mêmes semblaient baisser le voile.
Le Maître marchait lentement dans la cour silencieuse.
Ses yeux étaient remplis d'une tristesse précieuse.
Chaque pas racontait un amour sans mesure,
Chaque larme cachée une secrète blessure.
Puis le cercueil franchit les portes de la prison.
Les captifs regardaient partir leur compagnon.
Ils ne pouvaient le suivre jusqu'à sa dernière demeure,
Ils restaient enfermés avec leur immense douleur.
Et lorsque la terre reçut ce trésor céleste,
Un tremblement parcourut les collines de l'ouest.
Comme si le monde lui-même avait compris
Qu'un être de lumière venait d'être enfoui.
Ô Mírzá Mihdí !
Ton nom demeure vivant.
Tu n'es pas mort ce jour-là,
Tu es devenu un pont.
Un pont entre les larmes et l'espérance,
Entre l'exil et la délivrance,
Entre les prisons de ce monde
Et les horizons de l'abondance.
Et chaque croyant qui atteint aujourd'hui
La présence de son Bien-Aimé,
Le doit un peu
À ce jeune homme de vingt-deux ans
Qui choisit de mourir
Pour que les autres puissent approcher la Lumière.
--- Papijoon 23-6-2026
Ô Navváb,
Je ne puis imaginer la profondeur de vos blessures,
ni mesurer les larmes cachées de votre cœur.
Mais à travers les siècles, votre patience, votre foi et votre sacrifice
continuent d'illuminer l'âme de ceux qui se souviennent.

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